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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:52

  Y-a-t-il un ordinateur quelque part dans votre école, votre lycée, votre université d'Afrique francophone ? La réponse est très souvent négative. Mais elle lance la discussion sur l'accès des écoliers, des enseignants, des étudiants africains aux savoirs diffusés sur internet. A quelles conditions un projet de développement des TICE, Technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement, comme disent les spécialistes est-il adapté aux besoins sur place ? Quels sont les obstacles ? Les facteurs de réussite ? Le point sur la question, avec vos témoignages.

Y-a-t-il un ordinateur dans la classe ?

 Des étudiants sénégalais travaillent sur des ordinateurs, le 17 novembre 2004, sur le campus digital francophone de Dakar (CNDF).

    Entre les grands discours sur la réduction de la fracture numérique dans les écoles africaines et la réalité du terrain, ces témoignages résonnent en effet d’un écho particulier. Pourquoi ? Parce que si l’on pouvait s’attendre à ce que la majorité des témoins nous répond directement que « non, il n’y a pas d’ordinateur dans la classe », qui, à part la responsable d’une association de terrain du Burkina Faso aurait pu dire que « les lycées sont souvent équipées de salles informatiques neuves mais dont personne ne peut exploiter les ressources, faute de formation. Dans la plupart des cas même ces salles sont fermées » ? Ou que « des universités ont investi dans l'achat du matériel informatique comme l'université de Kinshasa, sans que ce matériel soit utilisé réellement à de fin d'enseignement/apprentissage... ».

    Qui mieux que ceux qui sont dans les écoles africaines peuvent nous expliquer la réticence de certains professeurs à faire des heures supplémentaires « au lieu de donner des cours particuliers qui leur rapportent un peu d’argent » ? Qui, mieux que Martin, enseignant et formateur sur le campus numérique francophone de Kinshasa peut raconter comment certains enseignants ne veulent pas mettre leurs cours en ligne « à la disposition de tous » ?

Martin

Enseignant et formateur sur le campus numérique francophone de Kinshasa

« Il y a une pratique courante des enseignants qui est celle de vendre leur cours aux apprenants

   Où aurait-on pu lire que, non seulement dans la plupart des pays sondés il n’y a  pas de réseau électrique digne de ce nom, mais en outre que, selon Philippe, au Burkina « les fortes amplitudes (du réseau ndlr) grillent nombre de modems et de cartes-mères » ? Qui, encore, pourrait témoigner de l’enthousiasme des jeunes enseignants et formateurs qui, comme Assane au Sénégal, « profite de ces vacances pour donner une semaine de formation aux formateurs dans mon ancien lycée de Dakar » ?

   Qui pourrait raconter l’ingéniosité des professeurs qui passent par les cybercafés pour travailler en réseau avec leurs élèves ? Et qui pourrait, dans un autre pays, répondre que « s'il ya des recherches à faire tu dois passer par le gérant du cyber pour qu'il le fasse pour toi et tu dois le payer pour ça aussi ». Qui ? A part vous ?

   Ce ne sont que des exemples. Les participants à cette enquête écoutent et commentent aussi les interviews réalisées avec des « experts de la question » et là encore, la confrontation est passionnante. Argumentés, documentés ou simplement issus d’expériences vécues sur le terrain, ces contributions nous apportent la matière d’articles que nous ne pourrions pas écrire autrement. Soyez en remerciés. De notre côté, nous préparons la publication du premier épisode de cette troisième enquête participative.

                                                                                                                                                                                      Source: RFI

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Published by BSTOURE - dans NEWS TIC
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